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Les mythes sur l’entrepreneuriat

Mal connu, l’entrepreneuriat est la cible de bien des préjugés. On entend souvent dire que les gens d’affaires sont assoiffés d’argent, ou que seuls les enfants d’entrepreneurs ont ce qu’il faut pour connaître le succès; que l’on naît entrepreneur. Comparons ces vieilles perceptions à la réalité;

Quelques mythes à faire disparaître…

(plus d'informations sur le site du secrétariat à la jeunesse)

Les entrepreneurs ne pensent qu’à l’argent

On peut se lancer en affaires pour devenir autonome financièrement, pour devenir son propre patron et pour se dépasser. Certains veulent changer le monde, d’autres veulent changer leur domaine d’activité ou leur environnement; beaucoup sont animés par un grand sens social. C'est d’abord la passion qui incite quelqu’un à lancer une entreprise.

Soyons clairs : les entrepreneurs ne roulent pas tous sur l'or. Tout le monde commence au bas de l'échelle, et la majorité des entrepreneurs ne calculent pas leur salaire les premières années. Beaucoup travaillent de 70 à 80 heures par semaine, même bien des années après avoir lancé leur entreprise.

Il faut avoir étudié en administration pour lancer une entreprise

Faux. Ce qui compte, c'est d’offrir des produits ou des services qui se démarquent de la concurrence. Tu auras besoin de connaissances de base, certes. Il faut pouvoir interpréter les états financiers; tu dois au moins savoir si l’entreprise fait de l'argent, si elle couvre ses frais. Par contre, au lieu de chercher à comprendre tout ce qui est lié à la comptabilité, tu peux t'entourer de spécialistes capables de compenser tes lacunes et de te guider dans tes décisions.

De plus, de nombreux organismes offrent des ateliers de formation qui visent à améliorer les habiletés de gestion des jeunes entrepreneurs.

Il faut être né dans une famille d'entrepreneurs pour avoir le sens des affaires

Entendre parler d'entrepreneuriat depuis l’enfance peut certainement être un incitatif, mais au-delà de l’influence, il y a ta vision, ton sens de l’initiative, ta volonté et la confiance en ta capacité à accomplir quelque chose. Ces connaissances ne s’acquièrent pas exclusivement au sein d'une famille d'entrepreneurs.

Le sens des affaires, c'est surtout une question de personnalité et d'attitude. L’entrepreneuriat est avant tout une recette à la débrouillardise; c’est un ensemble de valeurs qui s’acquiert.

Il faut beaucoup d'argent pour se lancer en affaires

À défaut d'avoir de l’argent, il faut savoir où en trouver.

Une mise de fonds de la part de l'entrepreneur, souvent de l’ordre de 20 à 25 %, est incontournable; impossible de lancer une entreprise sans rien risquer soi-même. Si tu crois à ton projet, tu dois être prêt à assumer une part du risque.

La mise de fonds peut provenir de tes épargnes, de ton entourage ou de tes connaissances ou de subventions. Certains organismes offrent aussi des subventions pour le démarrage d'entreprises.

Réelle recette à la débrouillardise, la priorité d’une nouvelle entreprise, c’est d’abord de traverser la première année, ensuite de prospérer. Il faut surtout savoir établir les priorités, sacrifier le superflu et « se serrer la ceinture ».

Il suffit d'avoir une bonne idée pour lancer une entreprise

Une bonne idée doit être accompagnée d’un plan d'affaires, qui explique ce que tu veux faire, pourquoi tu veux le faire et comment tu comptes y parvenir. Incontournable dans la recherche de financement, un plan d'affaires indique le sérieux de l'entrepreneur et démontre qu'il sait exactement dans quoi il s'embarque, y compris une évaluation de ce qui existe déjà, et de ses compétiteurs. Si ton idée est bonne, d'autres l’ont peut-être eue avant toi, alors fais tes devoirs à ce sujet.

Le plan doit également montrer que ta bonne idée est lancée au bon moment, au bon endroit et par la bonne personne. Ton idée répond-elle à un besoin réel, ou est-ce une solution à la recherche d’un besoin?